Fonds pour l'infrastructure verte

Le Fonds pour l'infrastructure verte a été établi par le gouvernement fédéral, dans le cadre du Plan d'action économique du Canada (2009-2014). Ce programme cible des projets qui contribueront à améliorer la qualité de l'environnement et, à long terme, mèneront à une économie plus durable.

Le Fonds pour l'infrastructure verte d'Infrastructure Canada soutient des projets qui favorisent la qualité de l'air et de l'eau et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cela comprend les projets de construction ou de réfection qui appartiennent aux catégories suivantes :

  • Infrastructure de traitement des eaux usées
  • Production et transport d'énergie verte
  • Déchets solides
  • Transport et stockage du carbone

Comment fonctionne le Fonds

Le financement du Fonds pour l'infrastructure verte est attribué au mérite et le coût des investissements est partagé avec les provinces, les territoires, les autorités locales ou régionales, les organismes du secteur public, et d'autres organismes à but non lucratif ou entreprises du secteur privé, agissant seul ou en partenariat avec une province, un territoire ou un gouvernement. Le Fonds met l'accent sur un nombre restreint de grands projets d'infrastructure stratégiques.

La plupart des fonds ont déjà été attribués. En date du mois de juillet 2011, Infrastructure Canada avait reçu suffisamment de demandes pour allouer les fonds restants.

Du 1 milliard de dollars alloués au départ dans le cadre du Fonds pour l'infrastructure verte, 170 millions de dollars ont été transférés à d'autres ministères fédéraux à l'appui d'initiatives hautement prioritaires. En outre, 45 millions de dollars en fonds non affectés du Fonds pour l'infrastructure verte sont soustraits des niveaux de références du Ministère, conformément au processus de l'examen stratégique de 2010, et sont mis à la disposition d'autres priorités du gouvernement du Canada. Aucun projet approuvé n'a été annulé ou touché à la suite de cette réaffectation.

Projets du Fonds pour l'infrastructure verte

Une source d'énergie fiable et plus propre pour des régions peu desservies de la Colombie-Britannique

Les localités situées le long du corridor de l'autoroute 37 dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique devaient recourir à l'énergie diesel, une source d'électricité coûteuse, qui génère des gaz à effet de serre et qui est parfois moins fiable. Grâce à la construction d'une ligne de transport d'électricité de 335 kilomètres, ces communautés arons accès à une source d'énergie fiable et plus propre.

Le coût total du projet est estimé à 404 millions de dollars. La contribution du gouvernement du Canada se chiffrera à 130 millions de dollars et le gouvernement de la Colombie-Britannique fournira le solde du financement.

À propos du projet en Colombie-Britannique

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La construction d'une ligne de transport d'énergie de 287 kilovolts s'effectuera à partir d'une sous-station existante située près de Terrace et se dirigera vers le nord, jusqu'à Cranberry Junction, pour suivre le corridor de l'autoroute 37, jusqu'à Bob Quinn Lake et se terminer à Dease Lake.  

Le projet a le potentiel de livrer des avantages environnementaux significatifs tels que : la création de projets de production d'énergie verte dans la région, la réduction des émissions de gaz à effet de serre par le développement minier, la possibilité future de brancher au réseau des collectivités qui en sont actuellement exclues et une première étape en ce qui a trait au branchement des réseaux de transport d'énergie électrique de l'Alaska et de la Colombie-Britannique.

BC Hydro branchera notamment deux communautés des Premières nations d'Iskut et d'Eddontenajon qui doivent actuellement recourir à la production de diesel pour répondre à leurs besoins énergétiques. Cela permettra de réduire de 2 080 tonnes par année les émissions de CO2.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet de la Colombie-Britannique

En plus d'alimenter la région en énergie fiable et propre, le projet constitue une première étape en ce qui a trait au branchement des réseaux de transport d'énergie de l'Alaska et de la Colombie-Britannique.

La construction de la ligne de transport d'énergie offrira également aux collectivités des Premières nations environnantes l'occasion de perfectionner leurs compétences sur le marché du travail et d'améliorer leurs conditions de vie. Les compétences ainsi acquises leur permettront par la suite d'occuper un emploi lié aux projets de développement de ressources proposés dans la région.

Ce projet aidera la province à respecter les engagements qu'elle a pris en vertu de sa « Clean Energy Vision » (vision en matière d'énergie propre), notamment :

  • atteindre l'autosuffisance en matière de production d'électricité d'ici 2016;
  • atteindre l'objectif net zéro en matière d'émissions de gaz à effet de serre pour tous les nouveaux projets d'électricité;  
  • favoriser les petits projets de production d'électricité;
  • veiller à ce que 90 p. 100 de la production totale d'électricité de la province demeure propre et renouvelable.

Renseignements complémentaires au sujet du projet de la Colombie-Britannique

Protection de la rivière Rouge et du lac Winnipeg

À Winnipeg, au Manitoba, bon nombre de quartiers de la ville sont toujours desservis par des conduites d'égout combinées recueillant à la fois les eaux usées brutes et les eaux pluviales. Les précipitations abondantes et les dégels printaniers peuvent avoir raison de ces installations de traitement et de ces conduites d'égout combinées. Dans le cas de Winnipeg, ces circonstances peuvent engendrer un déversement d'eaux usées brutes dans la rivière Rouge ou dans le lac Winnipeg.   

Pour améliorer la gestion des eaux usées durant les périodes de pointe, Winnipeg planifie d'améliorer son Centre de contrôle de la pollution de l'eau de South End. Les coûts estimatifs du projet s'élèvent à 33 millions de dollars. Le gouvernement du Canada y investira jusqu'à 11 millions de dollars. La province du Manitoba y consacrera un montant équivalent, tandis que la Ville de Winnipeg financera le reste des travaux.

À propos du projet à Winnipeg

Centre de contrôle de la pollution de l'eau de South End WinnipegSelon la Ville de Winnipeg, ses 1 280 kilomètres de conduites d'égout peuvent gérer jusqu'à concurrence de 2,75 fois les débits normaux des périodes sèches une fois utilisées à pleine capacité. Cependant, lors de précipitations abondantes, cette capacité ne suffit pas à éviter que le système soit submergé par les eaux pluviales. Environ 18 débordements se produisent entre le 1er mai et le 30 septembre.

L'objectif de la Ville est de réduire le nombre d'incidents de débordement des eaux d'égout brutes dans les plans d'eau récepteurs. Pour ce faire, elle procédera à l'amélioration de la capacité du système, afin de permettre le traitement d'une plus grande quantité d'eaux usées. Le projet améliorera également le niveau de traitement et de désinfection des eaux pluviales.  

La Ville de Winnipeg exploite trois usines de traitement des eaux usées. Le projet actuel visera aussi l'amélioration de la capacité de stockage du Centre de contrôle de la pollution de l'eau de South End, afin d'accroître la capacité de traitement des eaux usées de la station durant les périodes de pointe en matière de précipitations.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Winnipeg

La protection de la santé publique et de la santé écologique de la rivière Rouge et du lac Winnipeg constitue une priorité. Ce projet appuie la stratégie à long terme de Winnipeg en ce qui a trait à l'amélioration de ses installations d'assainissement des eaux usées et réduit l'impact environnemental de la ville tout en y favorisant la croissance.

La participation financière du gouvernement fédéral à ce projet permettra aussi à la Ville de Winnipeg de veiller à ce que ses effluents d'eaux usées répondent aux normes nationales établies par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et au Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées.

Renseignements complémentaires au sujet du projet à Winnipeg

Nettoyer le Saint-Laurent à Cornwall

La municipalité de Cornwall modernise son usine de traitement des eaux usées; cette mesure donnera lieu à une amélioration importante de la qualité des eaux usées déversées dans le fleuve Saint-Laurent.

Le coût total de ce projet devrait s'élever à 55,5 M$. Le gouvernement du Canada versera une contribution pouvant atteindre 18,5 M$, tandis que le gouvernement de l'Ontario et la municipalité de Cornwall financeront les 37 M$ restants.

Au sujet du projet à Cornwall

La municipalité de Cornwall modernise son usine de traitement des eaux usées; cette mesure donnera lieu à une amélioration quantifiable des eaux usées déversées dans le fleuve Saint-LaurentLes installations de traitement modernisées offriront une capacité accrue de traiter les eaux usées avant le déversement dans le fleuve Saint-Laurent.

Le passage d'usine de traitement primaire des eaux usées à usine de traitement secondaire, entre autres, permettra de retirer le fleuve Saint-Laurent de la liste des secteurs de préoccupation aux termes de l'Accord Canada-États-Unis relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs. De plus, grâce à cette modernisation, Cornwall atteindra l'objectif minimum du ministère de l'Environnement de l'Ontario en ce qui concerne les usines de traitement des eaux usées.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Cornwall

L'objectif global du projet est de réduire les effets négatifs des effluents d'eaux usées sur la santé humaine et l'environnement. Cornwall figurait parmi les quelques villes ontariennes qui n'utilisaient toujours qu'un système de traitement primaire des eaux usées. La mise à niveau des installations de traitement des eaux usées de Cornwall est essentielle dans le cadre de l'engagement du Canada visant à réintégrer le secteur de préoccupation du fleuve Saint-Laurent. Le projet devrait donc avoir des effets positifs sur l'environnement aquatique des Grands Lacs, étant donné que la quantité de contaminants, de nutriments et de déchets solides déversés dans le Saint-Laurent sera réduite de façon significative, grâce au niveau accru de traitement des effluents d'eaux usées.

Le soutien financier du gouvernement fédéral pour ce projet aidera la municipalité de Cornwall à veiller à ce que les effluents d'eaux usées traitées répondent aux normes nationales établies par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et le Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées à venir du gouvernement fédéral.

Renseignements complémentaires au sujet du projet à Cornwall

Répondre à la demande en rapide croissance en matière d'assainissement des eaux usées

La Municipalité régionale de Halton prend des mesures pour améliorer son système d'assainissement des eaux usées, ce qui engendrera l'amélioration de la qualité de l'eau dans le port de Hamilton. De plus, comme on prévoit que la population continuera d'augmenter, la capacité du système de traitement des eaux usées risque de ne plus suffire d'ici 2012. La Municipalité régionale de Halton entreprend donc l'agrandissement de son usine de traitement des eaux usées Skyway afin de répondre aux besoins futurs de la région. Cet agrandissement permettra également à l'installation de mieux gérer les épisodes pluvieux.

Le coût des améliorations qui seront apportées à la station, qui se déverse dans le port de Hamilton et dans le lac Ontario, est estimé à 158 M$. Le gouvernement du Canada y investira une somme maximale de 51,1 M$. La contribution de la province de l'Ontario sera équivalente à celle du gouvernement fédéral et la Municipalité régionale de Halton financera le reste des travaux.

À propos du projet à Halton

L'usine de traitement des eaux usées SkywayLe port de Hamilton fait partie d'une liste de 43 « secteurs préoccupants » ciblés par le Canada et les États-Unis autour du bassin des Grands Lacs. En vertu de l'Accord Canada–États-Unis relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs, le Canada s'est engagé à gérer les enjeux environnementaux dans les secteurs préoccupants. Les améliorations qui seront apportées à l'usine Skyway feront évoluer la gestion des eaux usées. À ce titre, ce projet, qui vise certains enjeux environnementaux dans le port de Hamilton, aidera le Canada à respecter ses engagements en ce qui a trait à la situation de ce « secteur préoccupant ».

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Halton

L'un des principaux défis liés au port de Hamilton est le niveau de phosphore, qui risque d'engendrer des conséquences néfastes pour l'habitat du poisson. Une fois les améliorations réalisées, l'usine d'assainissement des eaux usées Skyway sera à même de maintenir, voire d'améliorer son niveau de traitement du phosphore. Cette capacité constituera une étape importante en ce qui a trait au respect des obligations liées au statut de « secteur préoccupant » de la station d'assainissement des eaux usées.  

La participation financière du gouvernement fédéral à ce projet aidera la Municipalité régionale de Halton à respecter les normes nationales établies par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et celles du Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées.

Renseignements complémentaires au sujet du projet à Halton

L'amélioration de l'assainissement des eaux usées contribue à la modernisation du port de Hamilton

Hamilton est située dans le Sud de l'Ontario, le long de la partie extrême ouest du lac Ontario. Hamilton est située dans un endroit stratégique appelé « Golden Horseshoe » ou fer à cheval doré, la région densément peuplée et industrialisée en périphérie du Grand Toronto. 

La Ville de Hamilton propose d'entreprendre un projet d'amélioration de la station d'assainissement des eaux usées de l'avenue Woodward. Les gouvernements du Canada et de l'Ontario se sont engagés à financer le tiers des coûts estimatifs admissibles, jusqu'à concurrence de 100 M$ chacun. La Ville de Hamilton financera le reste du montant.

À propos du projet à Hamilton

Le projet vise principalement à réduire la quantité de contaminants déversés dans le port de Hamilton à la suite du débordement des égouts et à partir de la station de traitement de l'avenue Woodward. Le projet favoriserait donc l'atteinte de l'objectif visant à retirer le port de Hamilton de la liste des « secteurs préoccupants » (zones où l'environnement s'est grandement dégradé) selon la définition figurant dans l'Accord Canada–États-Unis relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs.

Les améliorations proposées visent notamment l'ajout de technologies combinant un procédé de traitement par les boues activées (procédé par lequel des bactéries contribuent à la consommation du contenu organique) et une membrane assurant la microfiltration des eaux usées. Cette membrane, dont les pores sont extrêmement petits, permet de séparer l'eau des contaminants solides.

Un nouveau réservoir de contact au chlore permettra également à la ville de mieux répondre aux normes nationales. De plus, l'alimentation en énergie électrique et la capacité de réserve s'en trouveront rehaussées, ce qui permettra d'accroître la fiabilité du procédé de traitement des eaux usées.   

Les améliorations qui seront apportées à la station de traitement des eaux usées de l'avenue Woodward prévoient également des mesures d'atténuation pour le ruisseau dans lequel se déversent les effluents de la station dans le port de Hamilton. On procédera à l'élargissement du lit du ruisseau afin d'accroître les débits et l'efficacité du traitement, et on protégera les berges contre l'érosion.   

Avantages pour la collectivité qui bénéficient du projet à Hamilton

Ce projet améliorera considérablement la qualité des effluents déversés dans le port de Hamilton. De plus, la participation financière du gouvernement fédéral à ce projet permettra à la Ville de Hamilton de veiller à ce que les effluents issus du traitement de ses eaux usées respectent, voire excèdent les normes nationales établies par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et du Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées.

Renseignements complémentaires au sujet du projet à Hamilton

Construire une usine de traitement des eaux usées pour l'avenir

En février 2009, le toit de l'usine de traitement des eaux usées de Kirkland Lake, en Ontario, s'est effondré en raison des vents et de la surcharge de neige. Depuis, l'usine fonctionne selon son plan d'urgence et une grande partie des activités sont menées à l'extérieur.

Kirkland Lake aura maintenant une nouvelle usine de traitement des eaux usées qui mettra à profit les toutes dernières technologies pour répondre aux besoin de la collectivité au cours des prochaines années et contribuer à l'assainissement du ruisseau Murdock, le bassin hydrologique qui reçoit les déversements de l'usine de traitement.

Le coût total du projet devrait s'élever à 35,5 M$, dont 16 M$ versés par le gouvernement du Canada. Le gouvernement de l'Ontario fera une contribution équivalente et la municipalité de Kirkland Lake financera le reste du projet.

Au sujet du projet à Kirkland Lake

Kirkland Lake en Ontario.À la suite de l'effondrement du toit de l'usine actuelle de traitement des eaux usées de Kirkland Lake, en février 2009, une structure temporaire a été construite pour abriter les équipements essentiels. Les réservoirs de traitement ont été hivérisés et fonctionnent à l'extérieur.

Grâce à ce projet, les installations de traitement des eaux usées de la collectivité, désuètes, seront remplacées par une nouvelle usine qui aura recours à des processus de traitement à la fine pointe, éconergétique et plus facile à entretenir.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Kirkland Lake

La nouvelle usine améliorera la qualité des effluents, ce qui aidera à préserver l'environnement autour du ruisseau Murdock et de la rivière Blanche dans le Nord de l'Ontario. Les améliorations aux installations de traitement des eaux usées de Kirkland Lake amélioreront grandement la qualité de l'eau du bassin des Grands Lacs et aideront le Canada à respecter ses obligations internationales concernant la qualité de l'eau dans les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent. En outre, le soutien financier du gouvernement fédéral pour ce projet aidera la municipalité de Kirkland Lake à veiller à ce que les effluents d'eaux usées traitées respectent les normes établies par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et le Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées à venir.

Renseignements complémentaires au sujuet du projet à Kirkland Lake

Assainissement de la baie Georgienne

À Owen Sound, dans la baie Georgienne, en Ontario, on utilise toujours une installation de traitement primaire seulement pour l'assainissement des eaux usées. La ville est également pourvue de conduites d'égout où se combinent les eaux pluviales et les eaux usées. Par conséquent, les précipitations abondantes et les dégels printaniers ont parfois raison de la capacité de l'usine de traitement de la ville, ce qui engendre des débordements d'égouts dans la baie Georgienne.

Cette situation changera grâce aux travaux d'agrandissement et d'amélioration de l'installation d'Owen Sound prévus pour la convertir en station de traitement secondaire sont prévus.

Le coût total du projet est estimé à 45 millions de dollars. La contribution du gouvernement du Canada pourra atteindre jusqu'à 15 millions de dollars, alors que la ville d'Owen Sound et la province de l'Ontario assureront les 30 millions de dollars restant.

À propos du projet à Owen Sound

L'actuelle station d'assainissement d'Owen SoundL'actuelle station d'assainissement d'Owen Sound permet le traitement primaire des eaux usées, soit l'élimination des solides, suivie du traitement et de la désinfection chimiques des eaux usées avant le déversement des effluents traités dans la baie Georgienne. La conversion de l'installation en station de traitement secondaire suppose des étapes supplémentaires de filtration et de désinfection des eaux usées avant leur déversement dans la baie d'Owen Sound.

Les travaux d'amélioration de l'installation engendreront également une augmentation de la capacité volumique. Par conséquent, la fréquence des débordements d'eaux usées non traitées lors de conditions météorologiques pluvieuses s'en trouvera réduite.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Owen Sound

Ces rénovations engendreront de remarquables améliorations de la qualité de l'eau dans la baie Georgienne et en ce qui a trait aux activités récréatives auxquelles l'on pourra désormais s'y adonner.

La participation financière du gouvernement fédéral à ce projet permettra aussi à la Ville d'Owen Sound de veiller à ce que ses effluents d'eaux usées traitées répondent aux normes nationales établies par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et à celles du Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées.

Renseignements complémentaires au sujet du projet à Owen Sound

Une nouvelle usine de traitement contribuera à l'assainissement des Grands Lacs

Les Grands Lacs fournissent de l'eau potable à environ 40 millions de personnes, de sorte que la qualité de l'eau est une préoccupation importante. Des efforts majeurs ont donc été déployés ces dernières années pour mieux les protéger.

Dans le cadre de ces efforts visant à améliorer la qualité de l'eau et la santé publique, la petite collectivité de Red Rock, située sur la rive Nord du lac Supérieur, près de Thunder Bay, travaille sur un projet pour améliorer son usine de traitement des eaux usées.

Le coût total du projet devrait atteindre 9 millions de dollars; le gouvernement du Canada versera une contribution pouvant atteindre 4,5 millions de dollars. Le gouvernement de l'Ontario financera les 4,5 millions de dollars restants.

Au sujet du projet à Red Rock

La petite collectivité de Red Rock, en Ontario, située sur la rive Nord du lac Supérieur, près de Thunder Bay, construira une usine améliorée de traitement des eaux usées.Red Rock planifie améliorer son système de traitement des eaux usées en ajoutant une phase de traitement secondaire, où les matières biologiques dissoutes et en suspension sont retirées des eaux usées avant leur déversement. Ce traitement supplémentaire garantira que les effluents déversés dans la baie Nipigon sont plus propres.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Red Rock

Les installations de traitement de Red Rock déversent leurs eaux usées dans la baie Nipigon, qui a été placée sur la liste des secteurs de préoccupation du bassin des Grands Lacs par le Canada et les États-Unis. L'amélioration du système de traitement des eaux usées de Red Rock contribuera à retirer la baie Nipigon de la liste des secteurs de préoccupation et aidera le Canada à respecter ses engagements pris en vertu des accords internationaux régissant les Grands Lacs.

Le soutien financier fourni à ce projet par le gouvernement fédéral aidera aussi la collectivité de Red Rock à veiller à ce que ses effluents d'eaux usées traitées respectent les normes nationales établies par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et le Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées du gouvernement fédéral.

Renseignements supplémentaires au sujet du projet à Red Rock

Conception d'une nouvelle usine de traitement des eaux usées permettant des économies de coût

Le village d'Iroquois, dans l'Est de l'Ontario, modernise son usine de traitement des eaux usées pour respecter les normes provinciales et fédérales en matière de gestion des eaux usées.

Le canton de South Dundan, l'organisme directeur municipal d'Iroquois, dirigera le projet; celui-ci convertira une usine de traitement primaire en installations de gestion des eaux usées plus perfectionnées et respectueuses de l'environnement.

Le coût total du projet devrait s'élever à 18 millions de dollars. Le gouvernement du Canada fournira une contribution pouvant atteindre 9 millions de dollars, et le gouvernement de l'Ontario assurera le financement restant, soit 9 millions de dollars.

Au sujet du projet à Iroquois

Le village d'Iroquois, dans l'Est de l'Ontario, se dotera bientôt une usine modernisée de traitement des eaux usées qui respecte les normes provinciales et fédérales en matière de gestion des eaux usées. Étant donné qu'il s'agissait d'installations de traitement primaire, l'ancien système de traitement d'Iroquois se limitait à retirer les solides de l'eau et à déverser le liquide restant, soit les effluents d'eaux usées, dans le fleuve Saint-Laurent.

Les installations mises à niveau intègreront un processus de traitement secondaire au moyen de la technologie de réacteur discontinu. Cette technologie pompe de l'oxygène dans les eaux usées pour réduire davantage l'impact des biosolides et des liquides relâchés dans l'environnement. Un processus de réacteur discontinu utilise moins d'énergie que les systèmes plus anciens, traite les eaux usées plus rapidement et est très bien adapté aux environnements où la circulation dans le système varie, comme c'est le cas lors d'un dégel printanier soudain ou des pluies saisonnières abondantes.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Iroquois

À la suite de cette modernisation, la qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent sera nettement meilleure pour la collectivité d'Iroquois et la région avoisinante.

De plus, le soutien financier accordé à ce projet par le gouvernement fédéral aidera le canton de South Dundan à veiller à ce que ses effluents d'eaux usées répondent aux normes nationales établies par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et le Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées du gouvernement fédéral.

Renseignements complémentaires au sujet du projet à Iroquois

Mise à niveau du système de traitement des eaux usées

Le projet de mise à niveau de l'usine de traitement des eaux usées de Mattagami nécessite des coûts totaux estimées de 59,5 M$; les gouvernements du Canada et de l'Ontario fourniront le tiers du financement, jusqu'à un maximum de 19,83 M$ chacun. Les autres coûts seront assumés par la municipalité de Timmins.

Au sujet du projet à Timmins

L'usine de traitement des eaux usées de Mattagami

La ville de Timmins se situe dans le Nord-Est de l'Ontario, au bord de la rivière Mattagami. L'usine de traitement des eaux usées de Mattagami traite actuellement chaque jour environ 34 000 m3 du centre et de l'Ouest de Timmins. Les installations sont considérées comme des installations de traitement primaire qui retirent les solides et les corps flottants des eaux usées au moyen du dégrillage, de l'écumage et de la décantation. La croissance projetée indique que les installations de traitement actuelles continueront de répondre aux besoins de la région pendant des années.

Le projet permettra d'améliorer de façon considérable le niveau de traitement des effluents municipaux d'eaux usées de l'usine de traitement des eaux usées de Mattagami. À la suite du projet, le niveau de traitement passera à secondaire, ce qui signifie que des processus biologiques seront utilisés pour retirer les matières organiques biodégradables, les solides en suspension et les microorganismes.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Timmins

Grâce à la mise à niveau de l'usine de traitement des eaux usées de Mattagami, moins de contaminants seront déversés dans la rivière Mattagami. Les installations respecteront également les normes plus strictes qui seront mises en œuvre en 2014. Le soutien financier fourni au projet par le gouvernement fédéral aidera la ville de Timmins à veiller à ce que les effluents d'eaux usées traitées répondent aux normes nationales créées par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et le Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées du gouvernement fédéral.

Les mises à niveau amélioreront également la fiabilité et la performance du système de traitement des eaux usées de la ville de Timmins.

Renseignements complémentaires au sujet du projet à Timmins

Transformer les déchets en énergie renouvelable

Le plan visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre à Laval, au Québec, prend forme. Le nouveau projet de réacheminement des déchets organiques s'occupera des matières biodégradables dès la collecte en bordure de rue et traitera les déchets au moyen de la technologie de digestion anaérobie afin de capter le méthane et de produire du compost. Des économies découleront du détournement des déchets des sites d'enfouissement, tandis que des revenus seront générés par la production de méthane comme carburant et la vente de compost.

On estime que le coût total du projet est de 107,5 M$. Le gouvernement du Canada versera un montant pouvant atteindre 30,6 M$, le gouvernement du Québec fournira 35 M$ et la municipalité de Laval financera le reste du projet.

Au sujet du projet à Laval

Le nouveau projet de réacheminement des déchets organiques s'occupera des matières biodégradables dès la collecte en bordure de rue et traitera les déchets au moyen de la technologie de digestion anaérobie afin de capter le méthane et de produire du compost. Des économies découleront du détournement des déchets des sites d'enfouissement, tandis que des revenus seront générés par la production de méthane comme carburant et la vente de compost.Le projet de Laval utilisera les matières biodégradables recueillies auprès des domiciles et des entreprises pour produire du méthane, qui sera ensuite épuré et vendu au système de distribution du gaz naturel ou utilisé pour ravitailler une centaine de véhicules municipaux, de camions et d'autobus municipaux. 

On estime que les nouvelles installations traiteront environ 115 000 tonnes de déchets organiques chaque année.

Avantages pour la collectivité qui bénéficient du projet à Laval

En plus des économies générées par la réduction des exigences imposées aux sites d'enfouissement et des revenus provenant de la vente de biogaz et de compost, la municipalité de Laval estime que le projet réduira de façon significative les émissions annuelles de dioxyde de carbone dans la région.

Renseignements complémentaires au sujet du projet à Laval

Produire de l'énergie renouvelable à partir des déchets organiques

À Longueuil, des nouvelles installations de biométhanisation et de compostage traiteront les matières organiques biodégradables de l'agglomération de Longueuil (c'est-à-dire la municipalité de Longueuil et les municipalités environnantes sur la Rive-Sud de Montréal) permettant de réduire la quantité de matériaux envoyés dans les sites d'enfouissement, de produire de l'énergie renouvelable et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le coût du projet devrait s'élever à envrion 77 millions de dollars; la contribution du gouvernement du Canada pourrait s'élever à 21,5 millions de dollars. Le gouvernement du Québec fournira environ 23,2 millions de dollars et la Ville de Longueuil versera 32,2 millions de dollars.

Au sujet du projet à Longueuil

Longueuil au QuébecUne fois qu'elles fonctionneront à pleine capacité, les installations de Longueuil seront en mesure de traiter jusqu'à 70 000 tonnes de déchets organiques municipaux chaque année ainsi que de capter et d'épurer le méthane résultant. 

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Longueuil

On s'attend à ce que les installations traitent environ 60 p. 100 des déchets organiques de la région. Par conséquent, les municipalités touchées estiment que les réductions des émissions de gaz à effet de serre diminueront de l'équivalent de 36 094 tonnes de CO2 chaque année.

Renseignements supplémentaires au sujet du projet à Longueuil

Détourner les matières organiques des sites d'enfouissement

Montréal procède à la mise en œuvre d'un projet de gestion des déchets organiques qui permettra de détourner les matières organiques des sites d'enfouissement et de produire des biogaz au moyen d'un procédé de digestion anaérobie.

Les coûts totaux du projet sont estimés à 215,5 M$. Le gouvernement du Canada financera ces travaux jusqu'à concurrence de 67 M$. Le gouvernement du Québec y investira 68,5 M$ et la Ville de Montréal, la somme restante.

À propos du projet à Montréal

Montréal au QuébecLe nouveau système de traitement des déchets de Montréal comportera un centre de tri qui permettra de recycler la plus grande quantité de matériel réutilisable possible. Les déchets organiques en seront prélevés, pour être acheminés vers l'un des deux digesteurs anaérobies prévus.

Le méthane, un sous-produit du procédé de digestion anaérobie, sera capturé et nettoyé afin d'être ensuite utilisé comme source d'énergie pour l'installation municipale d'assainissement des eaux usées, comme combustible destiné aux véhicules ou au réseau de distribution gazier.  

Les résidus du procédé de digestion anaérobie seront ensuite dirigés vers un ou deux nouveaux centres de compostage aux fins de l'étape finale de la réutilisation complète des matières biodégradables.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Montréal

Le projet de traitement des déchets de Montréal contribuera à la réduction des impacts environnementaux des sites d'enfouissement et du transport des déchets sur de longues distances aux fins de leur élimination. De plus, il permettra la production d'un combustible plus propre apte à répondre à diverses demandes énergétiques et favorisera l'amélioration des capacités des sites d'enfouissement actuels en ce qui a trait à la gestion du reste des déchets municipaux.    

Renseignements supplémentaires au sujet du projet à Montréal

Transformer les sites d'enfouissement en renouvellement d'énergie

Un centre de biométhanisation pour la réception et le traitement des résidus alimentaires ainsi que des boues municipales sera construit à Québec.

Le coût total du projet devrait atteindre 124,5 M$; la contribution du gouvernement du Canada pourrait s'élever à 16,6 M$. Le gouvernement du Québec et la Ville de Québec fourniront le reste.

Au sujet du projet

La nouvelle installation de digestion anaérobie traitera a jusqu'à 96 000 tonnes humides par année de boues et 86 600 tonnes par année de résidus alimentaires en provenance des secteurs résidentiels ainsi que des industries, des commerces et des institutions.

Le nouveau centre de biométhanisation pourra générer environ 7,6 millions de mètres cubes par an de méthane en raison de la décomposition anaérobie des matières organiques. L’énergie obtenue à partir de la combustion du biogaz épuré, sous la forme de chaleur, sera utilisée pour sécher le digestat produit (résidus issu du processus de digestion anaérobie), pour chauffer les digesteurs anaérobies et pour produire de l’eau chaude pour desservir certaines institutions à proximité du centre; notamment la station de traitement des eaux usées.

Le résidu liquide issu des digesteurs sera déshydraté et séché pour le valoriser comme fertilisant dans le secteur agricole.

Avantages pour les Canadiens

La nouvelle installation devrait permettre une réduction approximative des gaz à effet de serre équivalente à 9 500 tonnes de CO2 par année.

Renseignements supplémentaires au sujet du projet à la Ville du Québec

Des véhicules de transport alimentés au carburant renouvelable

Le méthane, un sous-produit naturel des déchets biodégradables des sites d'enfouissement, est un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone. Toutefois, une fois capturé et traité adéquatement, le méthane devient une source d'énergie utile. Rivière-du-Loup aura sa première usine de biométhanisation destinée à capturer et à nettoyer le méthane émis par les déchets organiques, pour en faire du carburant qui servira à alimenter des véhicules de transport.

Les coûts du projet sont estimés à 27 M$ et le gouvernement fédéral y investira jusqu'à concurrence de 4,1 M$. La contribution du gouvernement du Québec s'élèvera à 11,5 M$ et le financement du promoteur du projet (un partenariat regroupant la Municipalité régionale de comté de Rivière-du-Loup, la Ville de Rivière-du-Loup et Envirogaz) s'élèvera à 11,4 M$.

À propos du projet à Rivière-du-Loup

L'installation de traitement de Rivière-du-Loup permettra de détourner environ 25 000 tonnes de déchets biodégradables d'origine résidentielle, industrielle, commerciale et institutionnelle (par exemple, cafétérias, épiceries, restaurants, usines de transformation des aliments, et boues d'abattoirs).

Ces déchets biodégradables seront désagrégés par l'entremise d'un procédé de digestion anaérobie. Le méthane qui en résultera sera capturé et nettoyé, après quoi il servira à alimenter les camions municipaux. L'usine devrait avoir une capacité de production de 1,4 million de m3 de méthane, qui pourraient remplacer, estime-t-on, 1,4 million de litres de combustible (diesel ou mazout).

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Rivière-du-Loup

La nouvelle installation permettra de traiter environ 60 % des déchets biodégradables de la région, éliminant ainsi de la région une quantité appréciable d'émissions de gaz à effet de serre, soit environ 8 800 tonnes de CO2. De plus, le détournement et l'utilisation, dans des véhicules de transport, du méthane produit par l'installation permettront le remplacement d'une certaine quantité de gaz d'origine fossile, ce qui engendrera une réduction supplémentaire des émissions de gaz à effet de serre.

Renseignements complémentaires au sujet du projet à Rivière-du-Loup

Éliminer les matières organiques des sites d'enfouissement

Dans le cadre d'une stratégie au Québec visant à éliminer les matières biodégradables des sites d'enfouissement, cinq Municipalités régionales de comté (MRC) au sud de la grande région de Montréal (Couronne Sud de Montréal), travaillent à construire des installations de biométhanisation et de compostage dans les secteurs est et ouest, respectivement.

Le coût du projet devrait s'élever à 106 M$. Le gouvernement du Canada versera un montant pouvant atteindre 27,7 M$, le gouvernement du Québec déboursera 33,5 M$ et les MRC à l'est et l'ouest de la Couronne Sud de Montréal financeront le reste du projet.

Au sujet du projet de la Couronne Sud

Les installations de la Couronne Sud recueilleront et traiteront les déchets biodégradables provenant de la collecte en bordure de rue et des boues des usines municipales de traitement des eaux usées grâce à la digestion anaérobie.Les installations de la Couronne Sud recueilleront et traiteront des déchets biodégradables provenant de la collecte en bordure de rue et des boues de fosses septiques (secteur est) grâce à la digestion anaérobie. Le méthane résultant sera recueilli et épuré pour utilisation à des fins énergétiques par les communautés de Varennes et de Beauharnois.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à la Couronne Sud

Le gouvernement du Québec estime que le projet permettra de réduire d'environ 80 000 tonnes la quantité de déchets organiques envoyés chaque année dans les sites d'enfouissement. Ceci permettra de réduire la pression exercée sur les sites d'enfouissement et de générer une source d'énergie renouvelable grâce au processus de biométhanisation.

Renseignements supplémentaires au sujet du projet à la Couronne Sud

Traitement des matières organiques par biométhanisation à Saint-Hyacinthe

Après avoir implanté avec succès la première phase de son usine de biométhanisation en 2010, Saint-Hyacinthe espère bientôt accroître sa capacité de traitement des matières résiduelles.

Depuis son ouverture, les digesteurs de l'usine de Saint-Hyacinthe transforment les boues municipales produites par l'usine d'épuration des eaux de la ville en biogaz. Le méthane produit permet d'alimenter l'usine et un résidu, appelé digestat, de fertiliser les terres agricoles de la région.

À l'aide d'investissements de plus de 25 millions de dollars, dont une contribution du gouvernement fédéral qui pourrait atteindre jusqu'à 11,3 M$ dans le cadre du Fonds pour l'infrastructure verte, l'usine de Saint-Hyacinthe pourra bientôt se doter des infrastructures nécessaires pour traiter des matières organiques, comme les déchets de table et les résidus verts.

Au sujet du projet à Saint-Hyacinthe

L'usine de biométhanisation à Saint-Hyacinthe au QuébecEn plus d'un centre de compostage avec plateforme de maturation, le projet prévoit l'implantation d'hydroliseurs, de digesteurs supplémentaires, d'unités de pasteurisation, d'une station de réception de la collecte des résidus de tables et des résidus verts municipaux, d'une station de réception de substrats agroalimentaires, d'une unité de purification du biogaz ainsi que des travaux connexes.

Avec l'ajout de ces équipements, la Ville sera en mesure de recevoir 34 700 tonnes de cosubstrat supplémentaires et accroître la production de biogaz. La réalisation de cette deuxième phase marque également le début d'une collaboration entre la Ville de Saint-Hyacinthe et Gaz Métro, qui s'est engagé à se porter acquéreur de la production de biogaz de la Ville. La production de biogaz de l'usine pourrait atteindre à terme plus de 10 millions de mètres cubes par année.

Ce projet bénéficiera non seulement à Saint-Hyacinthe mais aussi aux collectivités des MRC d'Acton et des Maskoutains.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet à Saint-Hyacinthe

La biométhanisation réduit le volume de déchet enfouis tout en produisant de l'énergie verte et renouvelable. Davantage de matières résiduelles, y compris les aliments périmés des supermarchés ou des restaurants et les résidus des industries agro-alimentaires, pourront être traités. Le biométhane produit sera purifié pour permettre son utilisation comme substitut à du combustible fossile et servira à combler une partie des besoins énergétiques de la Ville de Saint-Hyacinthe, par exemple, pour alimenter des véhicules municipaux ou chauffer des édifices publics.

L'implantation d'infrastructures additionnelles à l'usine de biométhanisation de Saint-Hyacinthe permettra de créer des emplois, de protéger l'environnement et d'offrir plus de possibilités économiques.

Renseignements supplémentaires au sujet du projet à Saint-Hyacinthe

Accroître la production d'énergie propre

La première centrale électrique sur la rivière Mayo, au Yukon, produisait environ cinq mégawatts d'hydroélectricité. Tout excédent d'énergie était transmis de Mayo à Dawson City afin de réduire l'utilisation de l'électricité produite au moyen du diesel. Ce processus permettait d'éliminer environ 16 800 tonnes d'émissions de CO2 par année et donnait lieu à des économies considérables de carburant diesel à Dawson City.

Afin de réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance des collectivités territoriales à l'égard du diesel, une deuxième centrale a été construite sur le site du barrage hydroélectrique Mayo. Des lignes de transmission ont également été mises en place afin de relier les deux réseaux électriques existants du Yukon.

Dans le cadre du Fonds pour l'infrastructure verte, le gouvernement du Canada a versé près de 71 millions de dollars à ce projet évalué à 161,9 millions de dollars, alors que le reste du financement a été assumé par la Société d'énergie du Yukon et la Société de développement du Yukon.

À propos du projet au Yukon

La rivière Mayo.Le Projet héritage d'énergie verte du Yukon a permis d'augmenter la capacité de production d'hydroélectricité des installations hydroélectriques Mayo d'Énergie Yukon qui est passée de 5 mégawatts à environ 15 mégawatts. L'emplacement de la nouvelle centrale électrique double la hauteur de la descente à partir du lac Wareham, augmentant ainsi considérablement la quantité d'énergie pouvant être produite grâce à l'eau qui circule dans les turbines, et ce, sans devoir construire de nouveaux barrages ou réservoirs ou procéder à des inondations.

La deuxième partie du projet a relié les deux réseaux électriques du Yukon, ceux de Whitehorse-Aishihik-Faro et de Mayo-Dawson, ce qui permettra à la Société d'énergie du Yukon d'utiliser les excédents dans une région géographique plus étendue.

Avantages pour les Canadiens qui bénéficient du projet au Yukon

Sans le projet, on estime qu'il aurait fallu 20 millions de dollars de diesel chaque année d'ici 2012 pour répondre à la demande prévue. La combustion de cette quantité de carburant aurait produit 50 000 tonnes de gaz à effet de serre. Maintenant que le projet est terminé, la dépendance prévue à l'égard du carburant diesel pour la génération d'électricité devrait être réduite de 40 p. 100 et les émissions de gaz à effet de serre de 50 p. 100.

Renseignements supplémentaires au sujet du projet au Yukon

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